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Les libellules de la réserve naturelle des Ramières

Extrait du bulletin "Sympetrum" N° 11 de 1998

Inventaire et suivi des peuplements

Jean-Michel FATON
Conservateur de la réserve naturelle des Ramières, route de la gare, 26400 ALLEX

Liste des libellules mise à jour

Résumé :

Cet article fait la synthèse des connaissances acquises sur les libellules de la réserve naturelle des Ramières de 1985 à 1996. Les observations réalisées concernent essentiellement les imagos. La recherche des exuvies a également été menée en 1995 et 1996 dans le cadre d’un protocole de suivi. Au total, 36 taxons (39 en 2002) ont été identifiés sur les 63 présents dans le département de la Drôme. Outre l’intérêt patrimonial que représentent les libellules, les gestionnaires des réserves naturelles fluviales espèrent suivre la qualité des milieux aquatiques protégés en engageant le suivi de leurs peuplements.

La réserve naturelle des Ramières a été créée en novembre 1987, pour protéger un ensemble de milieux fluviaux d’une grande naturalité. En 1988, le site a été désigné comme "Zone de Protection Spéciale" pour les oiseaux de l’Union Européenne. La réserve abrite une population de Castors qui trouvent encore dans les Ramières leur véritable habitat naturel : une bonne partie de la rivière Drôme n’est pas endiguée et sont régime hydrologique n'est pas modifié par un barrage. Elle constitue l’un des rares cours d’eau importants d’Europe donc le régime hydrologique n’a pas été modifié par l'homme.

La réserve des Ramières se situe dans couloir Rhodanien, le centre de la réserve se trouvant à 14 km de l’embouchure avec le Rhône et à 92 km de la source (Col de Carabès dans le Haut-Diois). Elle s’étend sur 346 hectares, et environ 10 km le long de la rivière Drôme entre les villes de Crest et de Livron-sur-Drôme.

Description des milieux aquatiques :

Les biotopes intéressant les libellules sont principalement les "annexes" hydrauliques de la rivière Drôme que l’on peut classer en trois catégories :

- Les bras de la Drôme situés dans le lit vif de la rivière :

Ces bras sont soumis à la dynamique active provoquée par des crues violentes et brèves. Ils sont alimentés une grande partie de l’année par des sous-écoulements de l’aquifère. Ces milieux sont appellés dans la suite de cet article bras phréatiques.

- Les canaux de drainages situés à l'abri crues dans la plaine alluviale :

Ces milieux ont une origine artificielle mais ils sont alimentés par l’eau de la nappe d’accompagnement de la Drôme. C’est dans la partie située en l’aval d’Allex que les sources ou "Freydières" sont les plus régulières (débit d’étiage estimé à 500 l/s.).

- Les anciennes gravières situés dans la plaine :

Il existe deux anciennes gravières (sur Eurre et sur Grâne). Ces plans d'eau sont alimentés par la nappe.

Les annexes hydrauliques de la Drôme sont caractérisés par une eau homéotherme de bonne qualité , et sont riches en hydrophytes. Certains de ces hydrophytes caractéristiques, comme Potamogeton coloratus sont considérés comme indicateurs d’eau oligotrophes.

La rivière Drôme elle-même ne semble pas être un milieu très apprécié dans odonates. Seules, les larves d’Onychogomphus forcipatus forcipatus sont régulières sur l’ensemble du cours de la Drôme. A noter que nos observations confirment d'absence d'Onychogomphus f. unguiculatus sur la rivière Drôme (BOUDOT et JACQUEMIN 1987) D’autres espèces opportunistes profitent des mares, bras temporaires et des petits affluents de la Drôme : ruisseaux de Lambre, St Pierre et Grenette.

Recueil des données :

1- Observation des imagos

Entre 1985 et 1994, les observations ont été réalisées essentiellement par l’auteur à l’occasion des tournées de surveillance du territoire de la réserve naturelle. Ces données, recueillies ponctuellement, ont été rassemblées dans une base de donnée plus générale sur les libellules du département de la Drôme.

 

Figure 2 : Représentation de l’avancement d’inventaire des espèces.

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2- Mise au point d’une méthode de suivi à long terme :

La valeur bio-indicatrice des odonates pour déterminer la qualité des milieux a été mise en évidence dans de nombreuses publications et notamment SCHMIDT (1985) et CASTELLA (1987). Ce concept a été repris pour mettre en place un méthode standardisée qui pourrait être utilisées par les gestionnaires des réserves naturelles de France. Parallèlement d'autres auteurs travaillent pour obtenir des résultats analogues et notamment B. OERTLI de l'université de Genève (OERTLI 1994) et T. CLARK pour le Kruger National Park en Afrique du Sud (CLARK et SAMWAYS - 1996). Par ailleurs, d'autres travaux de recherche tentent d'utiliser les odonates comme bio-indicateurs de la contamination des eaux douces par les insecticides (HARDERSEN et WRATTEN - sous presse).

Dans les réserves naturelles de France, l'objectif est de mesurer l'évolution de la qualité des hydrosystèmes dans lesquels se trouvent nos réserves. Une première expérience à été réalisée dans la réserve naturelle des Ramières. Nous pensons pouvoir proposer un guide méthodologique pour le début de l'année 1998. En attendant, ces premiers résultats visent à apporter des éléments concrets au débat des personnes intéressées par le sujet.

En 1995 et 1996, deux élèves stagiaires du BTS "gestion et protection de la nature" de l’école d’agriculture d’Aubenas, Hélène GUYESSE et Christian ROUDGÉ, se sont succédés pour mettre au point la méthode de suivi des milieux les plus riches en odonates dans la réserve. Dans le cadre de nos objectifs, il est apparu en effet essentiel de choisir des milieux les plus riches, car les plus sensibles à des variations fonctionnelles. Ils ont participé à la mise au point d'une méthode qui permet de déterminer un indice ponctuel d’abondance (IPA) pour les odonates présents sur les sites choisis. Nous nous proposons de faire un premier bilan de ce travail après deux saisons.

2.1/ Suivi des imagos de zygoptères : IPA IMAGOS

Cette méthode consiste a faire un recensement des individus présents le long de parcours linéaires deux fois par an aux mêmes dates. Le choix du parcours est important. Nous avons choisi de couvrir les deux types d'annexes hydrauliques qui sont intéressantes pour les odonates. Dans les Ramières, le parcours est divisé en 3 parties : 200 m. dans le canal des noyers, 300 dans le canal des Gouillassons (soit 500 m. dans la plaine alluviale) et 500 m. dans le bras du lit de la Drôme à Allex. Au total, il s’étend sur 1000 m. Il est parcouru en 2 heures environ. Les conditions météo doivent être optimales (peu de vent, plein soleil, horaire impératif entre 11 h et 15 h.). Les dates qui ont été choisies sont la mi-juin et la mi-juillet de chaque année.

Les résultats du dénombrement sont relatifs. Ils donnent un indice comparatif qui est représentatif de l’abondance des peuplements des espèces au moment du relevé. Cet indice annuel (qui pourrait être le maximum de l'un des deux dénombrement) doit donner une indication précise de l'évolution des peuplements de zygoptères dans le cadre d'un suivi à long terme.

2.2/ Suivi des exuvies d’anisoptères : IPA EXUVIES

Dans la réserve des Ramières, la méthode précédente est peu efficace pour le suivi des anisoptères, du fait de la rareté des contacts. Nous avons donc complété notre travail par la recherche des exuvies d’anisoptères. Ce travail consiste à rechercher les exuvies chaque semaine de la mi-juin à la mi-juillet pendant 3 heures /personne sur un secteur de bras de la Drôme d’une centaine de mètres (bras dans le lit à Allex).

Résultats de l'inventaire des libellules de la réserve :

36 taxons ont été observés dans la réserve naturelle, dont 4 espèces sur la liste rouge nationale. Il s’agit de

Coenagrion mercuriale

Ischnura pumilio

Cordulesgaster boltonii (les deux taxons)

Sympetrum vulgatum

Les espèces caractéristiques de la réserve des Ramières sont les suivantes :

Eaux stagnantes :

Anax imperator

Mares temporaires :

Orthetrum brunneum

Orthetrum coerulescens

Bras phréatiques du lit de la Drôme :

Onychogomphus f. forcipatus

Cercion lindenii

Platycnemis pennipes

Calopteryx h. haemorrhoidalis

Calopteryx virgo meridionalis

Calopteryx splendens splendens

Canaux phréatiques de la plaine alluviale

Coenagrion mercuriale

Calopteryx h. haemorrhoidalis

Calopteryx virgo meridionalis

Résultats des IPA :

Les résultats obtenus par les IPA exuvies sont décevants (Tableau 1). Le nombre d'individus trouvés est trop faible pour envisager une exploitation statistique des données. En moyenne dans les Ramières, 3 exuvies sont découvertes par heure de prospection, ce qui est économiquement insupportable. Dans les Gorges de l'Ardèche, une recherche similaire réalisée début juin 1995 a permis de récolter environ 30 exuvies à l'heure. Un tel rendement permettrait d'envisager un suivi par les exuvies. (d'après notes de terrain de Bernard Pont, Bernard Bal et Jean-Michel FATON).

Les IPA imagos (Tableau 2) sont nettement plus exploitables. En moyenne, environ 400 imagos ont été comptés sur les 1000 m du parcours. Ils montrent des variations importantes des effectifs de chaque espèce. Les causes de ces variations sont les violentes crues qui touchent directement des habitats et les larves dans les bras de la Drôme notamment. L’année 1995 aura été marquée par une crue de fréquence décennale le 22/23 avril, l’année 1996 n’a pas connue de grosse crue de printemps, mais une crue annuelle le 8 juillet.

La crue d'avril 1995 semble avoir provoqué un retard dans l'émergence des imagos de toutes les espèces. La crue de juillet ne semble pas avoir eu d'effet sur les effectifs de Calopteryx haemorrhoidalis et C. splendens, alors que C. virgo est plus sensible.

La comparaison des peuplements des deux grands types d'annexes hydrauliques (figure 3) est révélatrice de l'adaptation des espèces à la dynamique fluviale. (fig. 3)

- Calopteryx splendens, Cercion lindenii et Platycnemis pennipes sont bien adaptés aux bras situés dans le lit de la Drôme et ont bien supporté les crues d'avril 1995 et de juillet 1996.

- Calopteryx virgo, Coenagrion mercuriale et Pyrrhosoma nymphula préfèrent la stabilité des canaux de la plaine alluviale.

Tableau 1 : IPA exuvies dans les Freydières du lit de la Drôme à Allex

Nom Latin
6/95
6/95
7/95
7/95
6/96
6/96
7/96
7/96
7/96
Total
Boyeria irene
               
1
1
Cordulesgaster boltonii
   
1
       
1
 
2
Gomphus simillimus
1
 
1
1
5
1
     
9
Gomphus vulgatissimus
 
1
   
4
       
5
Onychogomphus forcipatus
 
3
5
1
6
5
15
 
34
69
Total
1
4
7
2
15
6
15
1
35
86

Tableau 2 : IPA Imagos en 1995 et 1996 concernant un parcours en 3 parties d'une longueur de 1000 m.

Nom latin
13-juin-95
6-juillet-95
17-juin-96
21-juillet-96
Nombre
Calopteryx haemorrhoidalis haemorrhoidalis  
16
4
42
62
Calopteryx splendens splendens
4
64
229
254
551
Calopteryx virgo meridionalis
39
110
107
53
309
Cercion lindenii  
65
58
49
172
Coenagrion mercuriale
63
78
64
44
249
Coenagrion puella
2
     
2
Enallagma cyathigerum  
2
   
2
Ischnura elegans
3
   
1
4
Platycnemis pennipes  
19
8
29
56
Pyrrhosoma nymphula
49
20
23
 
92
Nombre total d'individus contactés
160
374
493
472
1499

Figure 3 : Comparaison des espèces les plus abondantes dans les bras phréatiques et dans les canaux phréatiques par la méthode des IPA Imagos

Bras de la Drôme Canal de la plaine alluviale

fig3.gif (3004 octets)fig22libe.gif (2808 octets)

 

Tableau 3 : Nombre de données (occurrences) par espèces dans la réserve.

 

Nom latin
Nom français
Réf. auteur
Nombre de données
Calopteryx splendens splendens Caloptéryx éclatant (Harris, 1782)
27
Calopteryx virgo meridionalis Caloptéryx vierge Sélys, 1873
32
Calopteryx haemorrhoidalis haemorrhoidalis Caloptéryx méditerranéen (Vander Linden, 1825)
19
Sympecma fusca Leste brun (Vander Linden, 1820)
1
Chalcolestes viridis Leste vert (Vander Linden, 1825)
4
Platycnemis pennipes Agrion à larges pattes (Pallas, 1771)
22
Ischnura elegans Agrion élégant (Vander Linden, 1820
13
Ischnura pumilio Agrion nain (Charpentier, 1825)
5
Enallagma cyathigerum Agrion porte-coupe (Charpentier, 1840)
8
Pyrrhosoma nymphula Petite nymphe au corps de feu (Sulzer, 1776)
13
Coenagrion puella Agrion jouvencelle (Linné, 1758)
7
Coenagrion pulchellum Agrion gracieux (Vander Linden, 1825)
1
Coenagrion mercuriale Agrion de Mercure (Charpentier, 1840)
28
Cercion lindenii Agrion à longs cercoïdes (Sélys, 1840)
23
Ceriagrion tenellum Agrion délicat (Villers, 1789)
2
Boyeria irene Aeschne paisible (Fonscolombe, 1838)
7
Aeshna cyanea Aeschne bleue (O. F. Müller, 1764)
2
Aeshna affinis Aeschne affine Vander Linden, 1820
1
Aeshna isosceles Aeschne isocèle (O. F. Müller, 1767)
1
Anax imperator Anax empereur Leach, 1815
22
Gomphus vulgatissimus Gomphus très commun (Linné, 1758)
5
Gomphus simillimus Gomphus similaire Sélys, 1840
10
Onychogomphus forcipatus forcipatus Gomphus à pinces (Linné, 1758)
22
Cordulegaster boltonii boltonii Cordulegastre annelé (Donovan, 1807)
9
Cordulegaster boltonii immaculifrons Corgulégastre annelé Sélys, 1850
4
Libellula depressa Libellule déprimée Linné, 1758
5
Libellula fulva Libellule fauve O. F. Müller, 1764
1
Orthetrum cancellatum Orthetrum réticulé (Linné, 1758)
7
Orthetrum albistylum Orthetrum à stylets blancs (Sélys, 1848)
2
Orthetrum brunneum Orthetrum brun (Fonscolombe, 1837)
10
Orthetrum coerulescens Orthetrum bleuissant (Fabricius, 1798)
12
Crocothemis erythraea Libellule éclatante (Brullé, 1832)
7
Sympetrum fonscolombii Sympétrum à nervures rouges (Sélys, 1840)
2
Sympetrum sanguineum Sympétrum rouge sang (O. F. Müller, 1764)
1
Sympetrum striolatum Sympétrum à côté strié (Charpentier, 1825)
8
Sympetrum vulgatum Sympétrum vulgaire (Linné, 1758)
1
344

ESPÈCES CARACTÉRISTIQUES DES RAMIERES

Il est important de bien signaler que les libellules ne sont pas très abondantes sur les rives de la Drôme. Elle sont essentiellement localisées dans des annexes hydrauliques. Dans le lit vif, les milieux aquatiques sont soumis aux caprices de la rivière. Tantôt balayés par les crues, tantôt soumis à un assèchement estival précoce ou bien rapidement envahis par une végétation pionnière, les écosystèmes favorables aux libellules sont particulièrement instables. Les Calopteryx, Cercion lindenii, Platycnemis pennipes et Les gomphidés semblent les espèces les mieux adaptées cette dynamique brutale. Anax imperator et Ischnura elegans, espèces des eaux plus calmes, semblent se contenter des mares temporaires. Elles peuvent être assez abondantes alors que l'espèces dites pionnières comme Libellula depressa et Ischnura pumilio sont fréquentes mais moins abondantes.

Deux espèces de Gomphus ont été trouvés dans la réserve. Leur présence est strictement limitée aux bras de la Drôme alimentés par la nappe. Il est rare de voir des imagos, l'essentiel des données venant des exuvies trouvées lors de recherches très actives. G. simillimus est deux fois plus fréquent que G. vulgatissimus.

Enfin, certaines espèces assez peu courantes sur la réserves peuvent avoir certaines années des "explosions" de leurs populations. C'est le cas de Sympetrum striolatum (Freydière de La Dent, plus de 100 le 21 août 1992), de Sympecma fusca (Freydière de La Dent, plus de 100 le 10 mai 1992) et Coenagrion puella (Freydière de La Dent, 50 le 27 juillet 1993).

STATUT DES ESPÈCES A VALEUR PATRIMONIALES

4 espèces présentent dans les Ramières figurent dans la liste rouge des espèces menacées en France établie par le Muséum National d’Histoire Naturelle (DOMMANGET 1987).

Ischnura pumilio :

Cette espèce n’est jamais abondante dans les Ramières. Elle est contactée dans les mares et ruisselets du lit mineur de la Drôme. Du fait de sa dynamique naturelle, la rivière Drôme est certainement un habitat très favorable pour cette espèce pionnière. La pérennité des peuplements de cette espèce semble assurée.

Coenagrion mercuriale :

Cette espèce est présente actuellement sur l’ensemble de la réserve naturelle avec une plus grande stabilité des effectifs dans les canaux de drainage de la nappe alluviale situés en dehors du lit vif de la Drôme. Certaines observations dépassent les 100 individus comme le 7 juin 1995 dans le canal des noyers à Allex ou le 19 juin 1986 dans la Freydière du lit à Allex. En matière de qualité de l'eau, cette espèce semble avoir une affinité d’exigence d'eau oligotrophe avec un hydrophyte peu commune : Potamogeton coloratus. Actuellement, les populations de C. mercuriale semblent pérennes dans la réserve naturelle avec de fortes variations de population dans les milieux les plus dynamiques.

Cordulegaster boltonii :

La réserve se trouve située dans la zone des contact des deux sous espèces (boltonii et immaculifrons). Sans être abondante, C. boltonii est présente sur l’ensemble de la réserve, notamment dans les bras phréatiques de la Drôme.

Sympetrum vulgatum :

Ce Sympetrum est peu commune dans la région. Sa présence dans la réserve est très discrète, une seule données sur l’ancienne gravière d’Eurre.

CONCLUSION

Cette première synthèse sur les libellules de la réserve naturelle des Ramières fait suite à la publication d’un travail comparable sur la réserve naturelle de l’Ile de la Platière (PONT et FRUGET 1995). Les gestionnaires des réserves naturelles, dans une réflexion commune, espèrent mettre en valeur leur patrimoine entomologique et mettre au point des méthodes de suivis et d’évaluation des actions de gestion. Les libellules constituent pour eux de précieuses alliées. Bien entendu, le travail réalisé est perfectible et devra être confronté aux critiques des scientifiques.

Bibliographie :

CASTELLA E. (1987) - Larval Odonata distribution as a describer of fluvial ecosystems : the Rhône and Ain Rivers, France, Advances in Odonatology 3, 23-40.

CLARK T. et SAMWAYS M. (1996) Dragonflies (Odonata) as indicators of biotope quality in Kruger National Park, South Africa, Journal Applied Ecology 33, 1001-1012.

BOUDOT J.-P. et JACQUEMIN G. (1987) : Note sur l'identification et la répartition de Onychogomphus forcipatus unguiculatus en France, Martinia 5, 21-25

DOMMANGET J.-L. - 1987 : Étude faunistique et bibliographique des odonates de France, Muséum National d’histoire naturelle, SFF Fascicule 36, 281 p., Paris. (ouvrage de référence sur la biologie des espèces et les listes rouges nationales)

FATON J.M. (1987) - Les libellules de la Drôme, Sympetrum 1, pp. 23-30.

FATON J.M. (1997) - Les libellules du département de la Drôme, bilan des prospections de 1985 à 1996, Martinia (sous presse), 23 p.

HARDERSEN S. et WRATTEN S.D. (in press) - The sensibility of the nymphs of two New Zealand damselfly species (Odonata, Zygoptera) to azimphos-methyl ans cabaryl, Australasian Journal of Ecotoxicology.

OERTLI B. (1994) - La plaine inondable de la Saône, les odonates adultes, rapport non publié du Lab. d'écologie et de biologie aquatique, Université de Genève, 28 p.

PONT B., FRUGET J.-F. (1995) - Inventaire des odonates du lit majeur du Rhône au niveau de la réserve naturelle de IIe de la Platière, Sympetrum 8, 35-48

SCHMIDT E. (1985) - Habitat inventarization, characterization and bioindication by a Representative Spectrum of Odonata species (RSO), Odonatologica 14 (2), 127-133.

Figure 1 : Carte de l’hydrosystème de la plaine alluviale située autour de la réserve naturelle des Ramières, échelle 1/50 000

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La Réserve Naturelle des Ramières : http://www.lagaredesramieres.com/faune.html