Faune Flore Milieux Géologie

L'ambroisie

Extrait des communications présentées le Vendredi 30 novembre 2007 au colloque annuel
de l'Association Française d'Etude des Ambroisie (AFEDA) qui s'est tenu à Lyon

Depuis 2004, la Communauté de Commune du Val de Drôm a testé à petite échelle le pâturage estival des ovins dans le lit naturel de Roubion et de la Drôme avec la participation de deux éleveurs locaux. Dans la réserve naturelle nationale des Ramières, ces expériences ont été réalisées avant la floraison de l’ambroisie, entre le 15 juillet et le 15 août. Les animaux étaient maintenus dans des parcs électriques provisoires construits dans le lit de la rivière. Elles ont montré que cette plante est très appétante pour les animaux et que leur santé n’est pas affectée par un régime alimentaire dominé par l’ambroisie. Parallèlement, nous avons réalisé d’autres expérimentations de lutte comme l’arrachage manuelle ou le brûlage qui se sont révélées inefficaces. Rappelons enfin que la réglementation de la réserve interdit formellement l’emploi de moyens chimiques.

En 2007, nous avons souhaité étendre l’expérience sur une surface plus importante. L’objectif est de limiter la production de pollen d’ambroisie de manière significative au niveau des communes de Chabrillan et d’Eurre. Plusieurs partenaires ont été associés à cette opération : Un éleveur, Monsieur Bernard Mandaroux qui a fait paître 190 brebis pendant 4 semaines et demi et qui a embaucher un berger pour guider le troupeau. La chambre d’agriculture de la Drôme qui a été charger de réaliser une évaluation zootechnique et économique. La Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale de la Drôme pour évaluer l’incidence de la présence des animaux sur la qualité de l’eau de baignade de la rivière. La mairie d’Eurre a mis à notre disposition des parcelles en herbe d’environ 10 ha pour parquer les animaux en dehors du lit de la rivière. Le budget de l’opération a été de 12500 Euros, financé par la Direction Régionale de l’Environnement et la Communauté de Communes du Val de Drôme. Il a permis de rétribuer l’éleveur et son berger, l’expertise de la chambre d’agriculture et les analyses du Laboratoire Départemental d’Analyses.

Parallèlement, un suivi des habitats naturels et une cartographie de la répartition de la plante dans la plaine alluviale de la Drôme a été mis en place depuis 2002 (voir communication suivante). Les 190 brebis sont arrivée sur le site le 16 juillet et elles ont été maintenues jusqu’au 15 août 2007. Le berger les a fait pâturer le lit de la Drôme quotidiennement environ 3 heures le matin et 3 heures le soir. A partir de la fin juillet, le niveau de la rivière a été suffisamment bas pour accéder à l’ensemble des bancs de galets envahis par l’ambroisie. Des parcs de repos des animaux ont été installés sur des terrains situés en dehors du lit de la Drôme. Ces parcs avait pour objet de limiter les apports de déjections et diversifier le régime alimentaire des moutons.

Les résultats de l’expérimentation 2007 sont les suivants :

Un « exclos » témoin, non pâturé par les moutons, a permis d’évaluer précisément l’efficacité du pâturage sur la production de pollen.

 

Figure 1 : Mesure de l'efficacité du pâturage sur la production de pollen dans les Ramières en 2007

 Il y a 18 fois moins de production de pollen dans la zone pâturée par les moutons à la fin du mois d'août 2007 ; Indice pollen = taille des inflorescences X nombre de ramifications

L’efficacité mesurée en 2007 a été de 94 %, c’est-à-dire que la production de pollen dans la zone soumise au pâturage été de seulement 6% par rapport à la zone protégée par le grillage de l’exclos.

Les brebis n’ont pas eu d’incidence sur la bonne qualité de l’eau. Après un mois de pâturage, l’état des jeunes brebis a été meilleur que celui des animaux les plus âgées. L’augmentation moyenne observée passe de l’indice 2,47 à 2,63 en un mois, ce qui est encourageant. La chambre d’agriculture, qui a réalisé cette expertise, estime qu’il faudra attendre les mises bas de l’automne pour avoir une vision globale sur l’état du troupeau.

Forte de ce succès, cette expérimentation devrait être reconduite en 2008, car nous estimons qu’il est nécessaire d’avoir le recul de plusieurs années pour évaluer pleinement l’efficacité, l’impact et le coût d'une telle opération.

 

Lorsque la Communauté de Communes du Val de Drôme a été saisie de la problèmatique de la prolifération de l’ambroisie dans la réserve naturelle nationale des Ramières[1], il est apparu nécessaire de mettre en place un protocole de suivi de la plante dans la réserve naturelle et son environnement composé de terres agricoles labourées. Deux outils ont été activés en 2002 :

-       Le suivi par transect annuel de la flore et des habitats pionniers du lit de la Drôme dans une zone témoin de la réserve de 15 hectares,

-       Le suivi cartographique de la plante sur une zone de 2182 hectares comprenant la partie amont de la réserve et la plaine agricole environnante.

Le suivi des habitats pionniers permet de suivre annuelle l’évolution des milieux favorables à l’ambroisie dans le lit de la Drôme. La Cartographie offre une vision plus générale de la répartition de la plante. Le protocole prévoit qu’elle est réalisée tous les 5 ans, soit 2002 et 2007 pour l’instant.

Résultats :

L’abondance de l’ambroisie reste inférieure dans les champs cultivés (cf tableau 1), que dans le lit de la rivière (3 fois supérieur). 

Agricole

0,508

Réserve

1,583

 Tableau 1 : tableau montrant le recouvrement moyen de l’ambroisie dans la zone de grande culture et dans la zone des Ramières en juillet 2007. (La valeur :  0 = présence nulle, 1 = rare, 2 = occasionnel, 3 = fréquent, 4 = abondant, 5 = dominant.)

Les zones très touchées sont les zones naturelles alluviales, et localement les bordures de champs cultivés. Au niveau des champs cultivés, la répartition est moins uniforme qu’en 2002 et généralement très localisée.

Dans le lit de la Drôme, les habitats annuels sont les plus touchés, notamment les bancs de galets très jeunes, remaniés par les crues les plus récentes. Il apparaît que cette année, les bancs de galets de la rivière au niveau des communes d’Eurre et Chabrillan en aval du pont TGV (partie est) sont les plus concernés par « la pollution par l’ambroisie » contrairement à l’étude réalisée en 2002 qui révélait une forte présence du côté de la gare des Ramières (partie ouest). De leur côté, les transects dans les habitats pionniers montrent que l’ambroisie a été peu abondante en 2007 du fait de l’absence de crue importante depuis décembre 2003. Cette année, l’ambroisie a été fortement concurencée par la présence d’espèces biannuelles (comme le méliot blanc) ou vivantes (comme la carotte sauvage). 

•En 2007, il y avait 10 fois moins d’ambroisie qu’en 2004

Figure 1 : Suivi annuel de la végétation des bancs de galets de la rivière Drôme : Les habitats « annuels » sont très favorables à l’ambroisie ; sur les « bi-annuels » l’ambroisie est moins développée par elle subit la concurrence des autres plantes sauvages.

Figure 2 : Résultats cartographiques de 2007 sur une zone de 2200 ha dans la réserve naturelle des Ramières et son environnement agricole. La zone la plus touchée par l'ambroisie est le lit de la rivière Drôme.

 



[1] Zone protégée de 400 hectares créée par décret ministériel en 1987 et gérée par la communauté de commune depuis 1999.


Extrait de la communication présentée le Vendredi 16 mars 2007 au
Grand Amphithéâtre du Muséum National d'Histoire Naturelle
Dans le cadre du 13ème forum des gestionnaires « Espèces exotiques
Envahissantes une menace majeure pour la biodiversité »

La lutte contre l'ambroisie Ambrosia artemisiifolia L. en Rhône-Alpes - exemple de la réserve naturelle nationale des Ramières de la Drôme
Jean-Michel FATON et Sonia MONTCHALIN

Troupeau dans le lit de la Drôme en juillet 2007

voir également la cartographie de juillet 2007

RÉSUMÉ :

L'ambroisie est une astéracée annuelle, originaire d'Amérique du Nord, qui est devenue cosmopolite. Elle est responsable de graves problèmes de santé publique (pollinoses). En région Rhône-Alpes, son invasion a été détectée dans les cultures labourées annuellement il y a une cinquantaine d'année. Les habitats touchés sont en premier lieu les cultures de tournesol et les inter-cultures. Les lits vifs des cours d'eau sont également concernés depuis 25 ans dans la Drôme. Dans les milieux naturels, les différentes expérimentations de lutte testées par la Communauté de Communes du Val de Drôme depuis 5 ans ont permis de préciser les objectifs et d'expérimenter des méthodes de lutte. Il s'agit essentiellement de limiter la production de pollen d'ambroisie dans les milieux naturels. Le pâturage estival par les ovins, testé en 2005 et 2006 dans la réserve des Ramières, semble efficace pour limiter la floraison de la plante. Le projet pour 2007 est d'élargir l'expérience à plus grande échelle : une cinquantaine d'hectares sur le site des Ramières ce qui correspond à 10% des habitats infestés dans le lit de la rivière Drôme de sa source jusqu'au Rhône. Pour travailler sur de grandes surfaces, il a été décidé de faire garder les moutons par un berger selon un cahier des charges précis. Cette nouvelle expérimentation doit préciser l'efficacité du pâturage pour lutter contre l'ambroisie à grande échelle, étudier son impact sur le milieu, évaluer les problèmes zootechniques et le coût à l'hectare de cette méthode. Pour atteindre ces objectifs, la communauté de commune travaille en partenariat avec la chambre d'agriculture, une association locale (ADPUR) et le soutien de la DIREN Rhône-Alpes.

Introduction

L'ambroisie est considérée comme un véritable fléau pour la santé publique. A la fin de l'été, son pic d'émission de pollen provoque des allergies qui affectent de 10 à 20% de la population selon les zones géographiques. Une gestion du problème de l'ambroisie est une compétence des services de santé et des organismes professionnels agricoles. La lutte s'organise au niveau de chaque département.

Figure 1 : Pied d'ambroisie sur les bancs de galet de la Drôme

Matériel et méthode

Classification : Astéracées, Dicotylédones
Nom commun : ambroisie à feuilles d'armoise
Synonyme(s) du nom commun : absinthe du pays, ambroisie élevée, (herbe à poux au Québec)
Un seul pied d'ambroisie peut produire 2 milliards de grains de pollen. L'allergie peut survenir à partir de 5 grains par m3 d'air. Le nombre de personnes souffrant d'allergies augmentent d'année en année et les symptômes persistent plus longtemps. Yeux larmoyants, nez qui pique, congestion des muqueuses, éternuements, toux, voir même de graves crises d'asthmes pour certains, tels sont les symptômes de ce que l'on peut appeler le « rhume des foins ». La pollinose à l'ambroisie, apparue dans les années 1960 dans la région lyonnaise, se traduit par une augmentation des ventes de médications antiallergiques et des arrêts de travail dont le coût est estimé à plusieurs millions d'Euros pour la sécurité sociale.
L'ambroisie à feuilles d'armoise est une espèce strictement annuelle, qui germe en d'avril à juin et produit ses semences à partir du 10 septembre. Elle aime des terres légères, bien drainées. Elle supporte mal et disparaît lorsqu'elle est en concurrence avec des plantes vivaces.
Introduite à l'origine dans la région Auvergne à la fin du XIXe siècle , l'ambroisie a progressivement envahi les départements voisins et occupe aujourd'hui un vaste territoire, touchant la Bourgogne, le Centre et une grande partie de Rhône-Alpes. Depuis 15 ans, elle est en train de coloniser l'Ile de France, la Vallée de la Loire et le Sud-Ouest.

Figure 2 : Répartition de l'ambroisie en France, abondance dans les grandes cultures.

L'ambroisie se reproduit exclusivement par ses graines (akènes) qui peuvent se conserver 10 ans dans le sol. La propagation, qui se fait naturellement par l'écoulement des eaux, est surtout liée aux activités humaines : récolte par les moissonneuses batteuses (entreprises de travaux agricoles) et déplacements de terre végétale et de graviers pour la construction et les routes, de marne pour le chaulage des terres cultivées, de compost, ou encore les réseaux d'irrigation.
Les travaux récents réalisés au Centre INRA de Dijon (Unité de Malherbologie & Agronomie) portent sur le cycle de développement de l'ambroisie, de la germination à la floraison. D'autres expérimentations réalisées sur le terrain, essentiellement en Région Rhône-Alpes, en collaboration avec le CEntre Technique Interprofessionnel des Oléagineux Métropolitains (CETIOM) et ARVALIS-Institut du Végétal, permettent d'étudier les conditions écologiques qui favorisent le développement de l'ambroisie dans les zones cultivées. L'objectif en agriculture est de dégager les stratégies herbicides les plus efficaces pour gérer l'ambroisie dans les cultures de tournesol et en situation d'inter-culture. Dans la Drôme, les zones cultivées infestées représentent des dizaines de milliers d'hectares.
Son développement dans les milieux naturels est rare et jusqu'à récemment l'importance de cet aspect n'était pas considéré comme problématique par les pouvoirs publics. Le développement de l'espèce dans la Drôme, département où plusieurs cours d'eau ont un lit très large couvert de bancs de galet (Drôme, Roubion, Aygues et Ouvèze), a mis en évidence l'invasion progressive dans le lit des cours d'eau sauvages. (Surface estimée à 1000 hectares dans le département).

Figure 3 : bancs de galets envahis par l'ambroisie en 2006 dans la Ramières de la Drôme.

Les premiers inventaires floristiques du site des Ramières réalisés à la fin des années 1970 n'ont pas détecté la présence de cette espèce dans les milieux naturels et notamment le lit de la rivière Drôme. L'étude cartographique réalisée autour de la réserve naturelle des Ramières en 2002 montre que l'ambroisie est actuellement la plante dominante dans le lit de la Drôme en période estivale. Elle se développe chaque année à partir d'un stock de graines contenu dans les sédiments de la rivière. Son recouvrement peut atteindre 100 % sur les bancs de galets « annuels », c'est-à-dire remaniés par la dernière crue de l'hiver, alors que sa présence est moindre sur les bancs de galets non remaniés. L'ambroisie est sensible à la concurrence des plantes biannuelles ou vivaces. Elle ne se développe pas dans la ripisylve ou dans les prairies alluviales. Elle est également présente dans les zones cultivées, avec une abondance moins grande que dans le lit de la Drôme.

Figure 4 : Cartographie de l'ambroisie dans la partie amont de la réserve naturelle des Ramières et son environnement agricole

Organisation de la lutte contre l'ambroisie

L'Association Française de l'Etude des Ambroisies (AFEDA) a installé le premier capteur de pollens au Sud de Lyon en 1982. Depuis, une quinzaine de capteurs ont été installés en France, notamment 2 dans le département de la Drôme à Valence et Montélimar. Le capteur situé au Sud de Valence (Etoile-sur-Rhône) a enregistré les décomptes polliniques les plus forts de France en 2006, avec 682 grains par m3 dans la semaine 35 (28 août 2006 - 3 sept. 2006) .
Les services de la DDASS publient des dépliants d'information pour le public et ont fait prendre des arrêtés préfectoraux rendant la destruction de l'ambroisie obligatoire pour les propriétaires dans les départements de l'Allier, l'Ardèche, le Drôme, l'Isère, la Loire, le Rhône et le Vaucluse.
Dans, la Drôme, la Chambre d'Agriculture a défini un plan d'action réunissant tous les partenaires concernés. Actuellement, les actions de ce plan d'action se heurtent à des problèmes de financement.
Au plan local, la communauté de Communes du Val de Drôme, qui regroupe 36 communes, est gestionnaire de la réserve naturelle nationale des Ramières. Elle a engagé des actions d'information du public et de test de lutte sur son territoire, en partenariat avec l'association ADPUR et la chambre d'agriculture de la Drôme.

Résultats : l'exemple de la réserve naturelle des Ramières

Dans la réserve naturelle, les groupements concernés par l'invasion de l'ambroisie sont des habitats pionniers du lit vif de la rivière Drôme. Au plus près de l'eau, les bancs de galets sont colonisés par des plantes annuelles comme l'ambroisie. Les bancs les plus élevés et protégés des crues de l'année voient se développer une végétation biannuelle parfois ligneuse. Sur ces bancs de galets, l'ambroisie est moins développée. Ces habitats pionniers couvrent environ 150 hectares, soit le tiers de la zone des Ramières.
Nous rappelons que l'objectif de la lutte est seulement de limiter la production de pollen, notamment à proximité des zones habitées. L' « éradication » de la plante n'est pas réaliste. La méthode utilisée ne doit pas porter atteinte à la richesse écologique du milieu infecté (principe de lutte « bio ») Une méthode originale de pâturage sur un troupeau d'ovin a été testée dans la réserve.

Figure 5 : Pâturage des moutons dans le lit de la Drôme en 2006.

Mr. Bernard Mandaroux, éleveur « bio » à Vaunaveys La Rochette a été associé au test du pâturage en 2005 et 2006. Ce partenariat a permis d'affiner le cahier des charges zootechnique (charge à l'hectare, modalité de gardiennage, santé des animaux … etc.)


1. Les résultats 2005
o 8 journées de pâturage sur 1,5 ha sur Allex, 3 séances entre le 15 juillet et le 15 août
o 400 fois moins de pollens dans les zones pâturées

Figure 6 : Résultats du pâturage ovin sur le développement de l'ambroisie dans la réserve naturelle des Ramières après 3 séances de pâturage estival.

2. Résultats 2006
o Zone étendue à 6 ha au niveau du viaduc du TGV à Crest
o 20 journées de pâturage entre le 19 juillet et le 18 août
o Des résultats comparables à 2005 pour limiter la floraison de l'ambroisie

Figure 7 : Banc de galets après pâturage ovin : Exclos témoin non pâturé par les moutons en haut de la photo ; l'ambroisie dépasse 100 cm de hauteur et son recouvrement est de 100 %..

Figure 8 : Pied d'ambroisie avant et après le passage des moutons

Projet 2007 : test à grande échelle

Le test du pâturage est inscrit dans les actions du « plan départemental de lutte contre l'ambroisie » (Chambre d'Agriculture). La Direction Régionale de l'Environnement souhaite soutenir le projet 2007 et des associations locales sont associées à ce projet : ADPUR, Stop Ambroisie …
Le projet pour 2007 est d'élargir l'expérience à plus grande échelle : une cinquantaine d'hectares sur le site des Ramières ce qui correspond à 10% des habitats infestés dans le lit de la rivière Drôme (de sa source jusqu'au Rhône). Pour travailler sur de grandes surfaces, il a été décidé de faire garder les moutons par un berger.

Le cahier des charges que nous avons élaboré est le suivant :
- Pâturage entre le 15 juillet et le 20 août, notamment pour limiter le dérangement des oiseaux nicheurs
- Troupeau important : environ 600 brebis appartenant à deux élevages « compatibles »
- Accompagnement d'un berger et parcage des animaux en dehors du lit de la rivière pour la nuit pour limiter les déjections
- Suivi zootechnique de la chambre d'agriculture
- Suivi sanitaire du laboratoire départemental pour évaluer le problème de pollution de l'eau.

Fait à Crest, le 19 janvier 2007

Jean-Michel FATON
Conservateur Réserve Naturelle Nationale des Ramières
Communauté de communes du Val de Drôme
route de la Gare
26400 ALLEX (FRANCE)
tél. (33) 04 75 41 04 41
fax (33) 04 75 62 65 11
www.valdedrome.com/
E-mail : ramieres@espaces-naturels.fr

Et Association ADPUR, Monsieur Gérard CROZIER, quart Toureaux 26400 ALLEX

Figure 4 : Photos d'août 2005 : avant et après le passage des brebis (au centre du banc de galets, l'exclos témoin non pâturé) ©J.-M. Faton - CCVD




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